Nombreux à penser que ces élections devaient être reportées après la mise en place du stade 3, Agnès Buzyn s’est expliquée vis-à-vis des mesures et créée un véritable tollé médiatique.

Après l’affaire de sextape de Benjamin Griveaux, l’ancienne ministre de la santé a quitté le gouvernement il y a maintenant un mois (le 17 Février 2020) pour concourir à la mairie de Paris. Agnès Buzyn exprime ses regrets dans la tribune Le Monde et cela déstabilise le gouvernement juste après avoir rassemblé les partis politiques dans une union nationale face au coronavirus.

” Quand j’ai quitté le ministère, assure-t-elle, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu”.
” Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée”.

 

Mélangée entre l’émotion et le déchirement elle se demande s’il fallait vraiment abandonner son poste en pleine tempête.

Cela reste un coup dur pour Agnès Buzyn, qui après avoir quittée son poste au gouvernement se retrouve troisième aux élections de Paris, puis annonce l’arrêt de sa campagne à Paris sans pour autant se retirer.

Ce nouveau témoignage relevant d’une certaine incertitude quant à la gestion du gouvernement face à la crise engendrée par le coronavirus. Voyant l’évolution du virus elle explique qu’elle avait déjà déconseillé le 30 Janvier au Président et le Premier Ministre de maintenir les élections municipales.

De nombreuses personnalités politiques ont réagis et ne manqueront certainement pas de demander des comptes après le passage de cette crise lors de la reprise des élections.